Les qualités d’un écrivain public diplômé

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Le métier d’écrivain public ne s’invente pas. Il nécessite des qualités intrinsèques mais également un savoir-​faire qui, par définition, s’apprend. Mais d’abord, qu’entend-on par écrivain public ?

Qu’est-ce qu’un écrivain public ?

Il y a presque autant de défi­ni­tions du métier d’écrivain public que d’acteurs. Néanmoins, le cœur de la pro­fes­sion se situe dans les per­ma­nences sociales au sens large. Un écri­vain public est la « plume » de l’usager/client : il rem­plit, en lieu et place du deman­deur, des for­mu­laires admi­nis­tra­tifs ou rédige des cour­riers. Le Centre d’Information et de Documentation Jeunesse (CIDJ) liste les pres­ta­tions pos­sibles : « Courriers de tous types, CV, tes­ta­ments, réécri­tures, tâches de for­ma­tion ou coa­ching, ate­liers d’écriture, for­mu­laires et dos­siers, mémoires, consti­tuent ain­si le tra­vail quo­ti­dien de l’écrivain public. L’écrivain public faci­lite aus­si la com­mu­ni­ca­tion écrite avec l’administration : Sécurité sociale, allo­ca­tion fami­liale, dos­sier médi­cal, ser­vices des impôts, du per­mis de conduire… »

Mais le métier peut être bien plus que cela. L’Université Sorbonne Nouvelle dis­pense l’unique diplôme natio­nal, une licence pro­fes­sion­nelle qui « forme des pro­fes­sion­nels de l’écriture capables de répondre aux besoins à la fois de la col­lec­ti­vi­té et des per­sonnes pri­vées, en appor­tant à tous publics une aide à la rédac­tion. » La plu­part des écri­vains publics com­plètent cette acti­vi­té sociale par des acti­vi­tés qui dépendent de leur par­cours et des com­pé­tences qu’ils ont déve­lop­pées : ate­lier d’écriture, com­mu­ni­ca­tion, tra­duc­tion, cor­rec­tion, trans­crip­tion, écrits littéraires…

Les qualités d’un bon écrivain public

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Savoir écrire

Un écri­vain public, avant tout, sait manier la langue fran­çaise. Outre une connais­sance irré­pro­chable de l’orthographe, la gram­maire, la syn­taxe et la typo­gra­phie, il doit aimer écrire.

Savoir écouter

Deuxième qua­li­té essen­tielle : l’écoute. Il faut lais­ser la per­sonne s’exprimer, voire sus­ci­ter la parole. Les situa­tions ne sont pas tou­jours claires, le pro­fes­sion­nel doit écou­ter, poser des ques­tions, aider à la for­mu­la­tion. Il est néces­saire de com­prendre les inten­tions de l’usager/client, de les déco­der pour mieux les trai­ter ensuite. Car l’écrivain public est la plume d’autrui, il doit res­pec­ter ce pour quoi l’usager/client est venu le voir.

Connaître l’environnement social et juridique

L’une des qua­li­tés de l’écrivain public pro­fes­sion­nel, qui garan­tit son effi­ca­ci­té, est sa connais­sance des textes, des envi­ron­ne­ments juri­diques et sociaux, des par­te­naires, mais aus­si et sur­tout sa conscience exacte des limites de son inter­ven­tion. Il ne doit en aucune manière inter­fé­rer avec les autres pro­fes­sion­nels, mais redi­ri­ger au besoin les usagers/​clients vers des pro­fes­sion­nels dont c’est le métier. Cette ques­tion est par­ti­cu­liè­re­ment sen­sible lorsque l’on aborde des ques­tions d’ordre juri­dique. Et c’est là un des grands apports de la licence pro­fes­sion­nelle « Conseil en écri­ture pro­fes­sion­nelle et pri­vée – Écrivain public » de la Sorbonne Nouvelle, qui apprend la sub­ti­li­té du métier et pré­vient des risques déon­to­lo­giques à dépas­ser cette fron­tière. Franceline Bürgel, écri­vain public dans l’Isère, insiste sur le fait qu’ « avoir une bonne qua­li­té d’écoute, com­po­ser une façon d’être dans la rela­tion qui met l’interlocuteur en confiance, repé­rer ses propres repré­sen­ta­tions cultu­relles et sociales, ses pré­ju­gés, pour s’en affran­chir, gérer les émo­tions de son client et par­fois les siennes propres, conduire un ques­tion­ne­ment, sor­tir de son angle de vue propre pour don­ner du sens à une situa­tion vécue, ajus­ter et modi­fier son com­por­te­ment, la ques­tion des limites – la liste est loin d’être exhaus­tive – cela s’apprend, et de pré­fé­rence pas en fai­sant ses pre­mières armes au détri­ment de son client. »

Inspirer confiance

Et s’il était besoin de le pré­ci­ser, l’écrivain public doit faire preuve d’empathie (suf­fi­sam­ment, mais pas trop… il y a un équi­libre à trou­ver dans la « dis­tance pro­fes­sion­nelle ») et ins­pi­rer confiance. Ce qui signi­fie qu’il doit s’adapter à la per­son­na­li­té de son interlocuteur.

Et aussi…

D’autres qua­li­tés sont impor­tantes éga­le­ment (liste non exhaustive !) :

  • la péda­go­gie : aider l’usager/client à com­prendre les rouages admi­nis­tra­tifs, l’informer sur les consé­quences de ses écrits ;
  • la culture géné­rale et la poly­va­lence, car la varié­té des demandes est illi­mi­tée ; c’est la satis­fac­tion de pou­voir répondre à une grande majo­ri­té de ces demandes qui fait toute la force du métier !

Faire appel à un écri­vain public diplô­mé, for­mé par la licence pro­fes­sion­nelle « Conseil en écri­ture pro­fes­sion­nelle et pri­vée – Écrivain public », est donc un gage de confiance et de sérieux.

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