Qu’est-ce qu’une licence professionnelle ?

La licence pro­fes­sion­nelle répond à l’arrêté du 17 novem­bre 1999, consul­ta­ble sur Légifrance. Les pre­miè­res concré­ti­sa­tions ont vu le jour à la ren­trée 2000. Elle est éla­bo­rée selon une maquette pré­cise :

■ L’enjeu est de diver­si­fier l’offre de for­ma­tion de l’université en un diplôme de niveau bac+3, conçu pour per­met­tre une inser­tion pro­fes­sion­nelle rapide.

■ Elle s’élabore en par­te­na­riat avec les bran­ches pro­fes­sion­nel­les et les entre­pri­ses du sec­teur concerné. Elle est adap­tée aux exi­gen­ces du mar­ché du tra­vail, à la demande de nou­vel­les qua­li­fi­ca­tions. Elle répond à des besoins et des métiers clai­re­ment iden­ti­fiés.

■ Elle s’adresse à un public diver­si­fié : DEUG, DUT, BTS en for­ma­tion ini­tiale, mais aussi, grâce à la mise en œuvre de la VAE et de la VAP, à des étu­diants en for­ma­tion conti­nue.

■ L’année de for­ma­tion arti­cule ensei­gne­ments théo­ri­ques et pra­ti­ques, appren­tis­sage de métho­des et d’outils, stage en milieu pro­fes­sion­nel et réa­li­sa­tion d’un pro­jet tutoré, qui don­nent lieu à l’élaboration d’un mémoire et à une sou­te­nance orale.

■ Une par­tie des ensei­gne­ments est dis­pen­sée par des pro­fes­sion­nels qui par­ti­ci­pent à part entière à la for­ma­tion.

L’originalité des licen­ces pro­fes­sion­nel­les réside dans leur éla­bo­ra­tion, faite de par­te­na­riats étroits entre uni­ver­si­tés, autres éta­blis­se­ments de for­ma­tion, entre­pri­ses et bran­ches pro­fes­sion­nel­les. Cela signi­fie qu’une licence pro­fes­sion­nelle ne se crée que si elle cor­res­pond à des besoins concrets pour les entre­pri­ses. Il existe aujourd’hui 1818 licen­ces pro­fes­sion­nel­les dans l’ensemble des uni­ver­si­tés, regrou­pées dans 46 déno­mi­na­tions natio­na­les.

Les licen­ces pro­fes­sion­nel­les sont de même niveau que les autres licen­ces. Elles se pré­pa­rent en un an (deux semes­tres). Elles repré­sen­tent l’aboutissement d’un cycle et visent à l’entrée immé­diate dans la vie pro­fes­sion­nelle, elles ne sont pas des­ti­nées à se pro­lon­ger sur des maî­tri­ses et des cur­sus plus longs. Cette spé­ci­fi­cité peut s’avérer un frein au recru­te­ment d’étudiants en for­ma­tion ini­tiale, qui esti­ment que leur employa­bi­lité sera meilleure à bac+5.

En pra­ti­que, les chif­fres mon­trent que 20% des diplô­més de licence pro­fes­sion­nelle pour­sui­vent leurs étu­des : soit ils veu­lent acqué­rir en licence pro­fes­sion­nelle une dou­ble com­pé­tence, soit la licence pro­fes­sion­nelle s’avère un déclen­cheur sur de nou­veaux hori­zons de métiers et de for­ma­tions ou un levier pour chan­ger d’orientation. Ces étu­diants font le choix d’avancer pas à pas avec le souci de se pro­fes­sion­na­li­ser. Toutefois nom­bre de res­pon­sa­bles uni­ver­si­tai­res s’accordent à dire que la pour­suite d’étude après la licence pro­fes­sion­nelle doit res­ter excep­tion­nelle.

Plume & Buvard

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2 réponses

  1. 29 novembre 2015

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  2. 29 novembre 2015

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