Les écrivains publics d’hier et d’aujourd’hui

Les écrivains publics d'hier et d'aujourd'hui

« Secrétaires du peuple. Les écrivains publics d’hier et d’aujourd’hui », c’est le titre d’un article d’Anny Bussières paru dans Rédiger, le magazine de la rédaction professionnelle, pour son numéro 3, daté des années 1999–2000 (1).

« De rédac­teur poly­va­lent à conseiller admi­nis­tra­tif, l’écrivain public affiche ses mul­tiples facettes depuis plus de cinq siècles. Itinéraire d’un tra­vailleur qui évite la rou­tine. »

Anny Bussières montre com­ment l’écrivain public, mal consi­dé­ré car n’appartenant à aucune guilde, a su évo­luer au plus près des besoins de son public pen­dant l’Ancien Régime et tout au long du XIXe siècle. Au pas­sage, on apprend que le rôle de l’écrivain public n’a pas tou­jours été bien accep­té : « pour la socié­té bour­geoise fran­çaise sous l’Ancien Régime, l’écrivain public est une nui­sance, un dan­ger, un être déchu. Travailleur de la rue sans sta­tut et libre de tout contrôle légal offi­ciel, il pos­sède un atout de taille, le pou­voir d’écrire, et une clien­tèle nom­breuse, la popu­la­tion anal­pha­bète. Seul lien direct entre ce menu peuple et les dif­fé­rents centres du pou­voir, il est craint, haï et loué tout à la fois ; son uti­li­té sociale ne laisse per­sonne indif­fé­rent. »

Elle brosse un his­to­rique court mais dense et pré­cis du métier, qui nous dis­pense du sem­pi­ter­nel « scribe des temps modernes », mille fois copié col­lé sur les sites racon­tant l’histoire des écri­vains publics, et conclut qu’écrivain public reste un métier d’avenir, de part et d’autre de l’Atlantique. « Maîtriser l’art d’écrire, avoir une bonne connais­sance du monde admi­nis­tra­tif, savoir écou­ter et conseiller, voi­là le por­trait type de l’écrivain public. Au Québec, le terme « écri­vain public » n’est pas cou­rant ; on ren­contre plu­tôt des rédac­teurs pigistes offrant les mêmes ser­vices. »

Relisez ou télé­char­gez Les écri­vains publics d’hier et d’aujourd’hui, article d’Anny Bussières.


    Notes :
  1. Lancé en 1996, Rédiger a été le pre­mier maga­zine fran­co­phone en Amérique du Nord à trai­ter de la rédac­tion pro­fes­sion­nelle sous tous ses aspects. Publication à visée péda­go­gique, Rédiger pro­pose des textes écrits entre 1996 et 2004 par des étu­diants ins­crits aux pro­grammes de rédac­tion pro­fes­sion­nelle de l’Université Laval. (Source : Université Laval)

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