La charte de l’écrivain public professionnel et diplômé

La charte de l’écrivain public professionnel et diplômé de la licence est une référence pour tous les écrivains publics.

Les membres de Plume et Buvard sous­crivent à cette charte de l’écrivain public, qui à la fois défi­nit le métier et ses spé­ci­fi­ci­tés et donne une garan­tie à l’usager et au client qui fait appel à ses ser­vices. L’écrivain public diplô­mé exerce un métier plu­riel et non règle­men­té, mais ses com­pé­tences et son éthique sont garan­ties par la charte de Plume et Buvard.

Comment défi­nir le métier d’écrivain public plu­ra­liste et polymorphe ?

La pro­fes­sion d’écrivain public est intrin­sè­que­ment plu­rielle : plu­ra­li­té des pro­fils, des par­cours, des com­pé­tences, des moti­va­tions, et enfin, des pres­ta­tions. Pour ceux qui sou­haitent légi­ti­mer leur pra­tique par une for­ma­tion, l’enseignement dis­pen­sé dans le cadre de la licence pro­fes­sion­nelle « Conseil en écri­ture pro­fes­sion­nelle et pri­vée – Écrivain public » donne accès à un large éven­tail de com­pé­tences autour de l’écriture, entre­te­nant ain­si le poly­mor­phisme du métier. À noter que l’intitulé même de la licence donne déjà un sen­ti­ment d’abondance.

Mais en dépit de toutes leurs dif­fé­rences, les écri­vains publics ont un cer­tain nombre de points com­muns, un socle de com­pé­tences et de valeurs qui les ras­semble, que l’enquête métier réa­li­sée auprès d’écrivains publics diplô­més a net­te­ment fait appa­raître. Ce socle com­mun se mani­feste à tra­vers la notion de ser­vice – public ou pri­vé – et d’écriture de ser­vice. L’écrivain public n’écrit pas en son nom, il écrit avant tout pour autrui ; il loue ou prête sa plume.

Les élé­ments consti­tu­tifs du socle com­mun à l’ensemble de la pro­fes­sion, quelles que soient ses condi­tions d’exercice sont : les capa­ci­tés d’écoute et d’écriture, la recon­nais­sance de l’expertise et la cau­tion, tant pro­fes­sion­nelle que morale.

L’absence de régle­men­ta­tion du métier d’écrivain public est-​elle un handicap ?

Ce socle com­mun doit per­mettre l’émergence d’une pro­fes­sion recon­nue, même si elle n’est pas régle­men­tée. L’absence de régle­men­ta­tion ne consti­tue pas néces­sai­re­ment un han­di­cap si les pro­fes­sion­nels affichent un consen­sus sur les règles d’usage de leur exper­tise. L’autodiscipline rem­place alors la régle­men­ta­tion ins­ti­tu­tion­nelle pour four­nir aux clients, usa­gers et béné­fi­ciaires, la cau­tion pro­fes­sion­nelle et morale qu’ils attendent. Elle apporte des garan­ties sur le res­pect d’un cer­tain nombre d’obligations de l’écrivain public à leur égard.

De l’utilité d’une charte ou d’un code de déon­to­lo­gie pour l’écrivain public, même diplô­mé d’État

C’est l’objet de la charte pro­fes­sion­nelle ou du code de déon­to­lo­gie qui vient ren­for­cer la confiance éta­blie dans un pre­mier temps grâce à la légi­ti­mi­té confé­rée par le diplôme ou la recon­nais­sance pro­fes­sion­nelle entre pairs. Ces chartes défendent aus­si les inté­rêts de leurs adhé­rents contre la concur­rence déloyale entre membres d’une même pro­fes­sion, elles fixent les règles du jeu.

Il existe déjà un cer­tain nombre de chartes dans notre pro­fes­sion, mais les règles d’éthique fixées par les réseaux ou les asso­cia­tions pro­fes­sion­nelles d’écrivains publics varient consi­dé­ra­ble­ment selon qu’elles s’appliquent au béné­vo­lat ou à l’exercice libéral.

La charte des écri­vains publics diplô­més de la licence pro­fes­sion­nelle de la Sorbonne Nouvelle Paris 3, membres de Plume et Buvard

Plume et Buvard regroupe des écri­vains publics dont les pra­tiques, à l’issue de la for­ma­tion en licence pro­fes­sion­nelle ou d’une vali­da­tion des acquis de l’expérience (VAE) sont, par défi­ni­tion, d’une extrême varié­té. L’association a voca­tion à fédé­rer ses membres au tra­vers d’une charte qui tien­drait compte de cette varié­té. L’analyse com­pa­rée des chartes exis­tantes, édi­tées par d’autres orga­ni­sa­tions pro­fes­sion­nelles, et cette réflexion sur le métier qui anime depuis plus de dix ans étu­diants et pro­fes­sion­nels diplô­més, ont per­mis à Plume et Buvard de pro­duire une charte professionnelle.

La charte pro­fes­sion­nelle Plume et Buvard est un outil de tra­vail pra­tique, cadre de réfé­rence pour l’exercice au quo­ti­dien du métier d’écrivain public. Elle donne des garan­ties aux usa­gers et clients d’avoir affaire à un pro­fes­sion­nel qua­li­fié. Avec l’objectif d’une pro­fes­sion­na­li­sa­tion et d’une future régle­men­ta­tion du métier, elle veut expri­mer aus­si une dimen­sion « fon­da­trice » du métier.

Retrouvez la charte de l’écrivain public pro­fes­sion­nel au for­mat PDF.

Article écrit par Dominique Delattre (pro­mo­tion 2012–2013)

Plume & Buvard

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1 réponse

  1. Anne-Marie PODESTA dit :

    bon­jour
    En for­ma­tion licence pro /​écrivain public à la Sorbonne, je m’intéresse aux ques­tions de défi­ni­tion et d’organisation, voir de régle­men­ta­tion de la pro­fes­sion. elles pour­raient consti­tuer mon thème de mémoire. Je sou­haite pou­voir assis­ter aux tra­vaux du groupe de tra­vail char­gé d’élaborer la charte pro­fes­sion­nelle et le code de déontologie.
    bien enten­du, j’adhère à l’association : je vien­drai avec mon chèque pour la cotisation.
    Dans l’attente de votre réponse, je vous adresse mes salutations