Être salarié ou entreprendre : faut‐​il choisir ?

business plan entreprise statut écrivain public

Écrivain public en devenir ou tout juste diplômé, quelles missions avez‐​vous envie de développer ? De quelle manière pouvez‐​vous les assurer ? Auprès de quel public avez‐​vous envie de travailler ? Avez‐​vous les épaules pour créer votre entreprise ?
Vous êtes sur le point de devoir prendre une grande décision : créer votre entreprise ou intégrer une structure existante ? De part et d’autre, il y a des avantages et des inconvénients. La structure idéale sera celle qui vous correspondra le mieux. Être salarié, travailler en libéral ou exercer « dans l’entre deux » : là est la question.

1. Être salarié

Le sta­tut de sala­rié ras­sure l’écrivain public que vous êtes ? Il vous offre effec­ti­ve­ment des garan­ties en termes de retraite, de régu­la­ri­té finan­cière, de « rou­tine » (le sala­rié n’a pas à aller trou­ver les clients… sauf bien sûr si c’est son métier).
Vous devez vous poser la ques­tion des mis­sions que vous sou­hai­tez effec­tuer, du public pour lequel vous vou­lez tra­vailler, du temps de tra­vail que vous sou­hai­tez assu­rer (plein ou par­tiel). Vous trou­ve­rez ensuite la struc­ture qui vous cor­res­pond… ou qui veut bien de vous car il n’y a pas plé­thore de postes.
Vous pou­vez vous tour­ner vers les centres sociaux, mai­ries, Centres Communaux d’Action Sociale, asso­cia­tions, Points d’Accès au Droit ou Maisons de la Justice et du Droit, Caisses d’allocations fami­liales, Maisons du dépar­te­ment, centres médico‐​sociaux… Que vous pro­po­siez vos ser­vices au sec­teur public ou pri­vé, vous aurez le sta­tut de sala­rié (inté­gré à la struc­ture) ou de vaca­taire (en exer­çant à votre compte, lire ci‐​dessous).

2. Travailler en libéral

Entrepreneur statut création écrivain public

Si vous sou­hai­tez tra­vailler « en libé­ral », c’est que vous recher­chez sans doute l’indépendance et la pos­si­bi­li­té de réa­li­ser des aspi­ra­tions fortes. Pour un pro­jet qui néces­site peu d’investissements, l’entreprise indi­vi­duelle apporte une grande sim­pli­ci­té de ges­tion. Mais si vous avez dès le départ des ambi­tions de déve­lop­pe­ment, une socié­té vous appor­te­ra plus de soli­di­té, de flexi­bi­li­té et de cré­di­bi­li­té.

Pour choi­sir le sta­tut adap­té à votre acti­vi­té d’écrivain public ou de conseil en écri­ture, vous devez réflé­chir à la fois à votre pro­jet, à vos attentes, à vos pré­vi­sions et à votre situa­tion per­son­nelle.

Si vous pro­je­tez de tra­vailler seul et de pro­po­ser des pres­ta­tions intel­lec­tuelles, l’entreprise indi­vi­duelle est le sta­tut le plus adap­té (peu de frais et d’infrastructure). Elle se prête aus­si aux per­sonnes qui se lancent pour la pre­mière fois dans l’entreprenariat. Le régime sim­pli­fié de la micro‐​entreprise (auto‐​entreprise) dépend du sta­tut de l’entreprise indi­vi­duelle. Le prin­cipe : « pas de chiffre d’affaires, pas de coti­sa­tions ». Il peut être choi­si si vous ne fran­chis­sez pas un seuil de recettes (por­té à 66 400 euros en 2018). Lorsque votre acti­vi­té prend de l’ampleur, il peut être jus­ti­fié de chan­ger de régime : là vous aurez le choix entre l’EIRL, l’EURL ou la SASU.

3. Entre entreprenariat et salariat

Il existe une alter­na­tive qui apporte les avan­tages du sala­riat tout en limi­tant les risques de la créa­tion d’entreprise : le por­tage sala­rial ou la coopé­ra­tive d’activités et d’emploi.
Le por­tage sala­rial est un mode de tra­vail qui asso­cie les avan­tages du déve­lop­pe­ment d’une acti­vi­té pro­fes­sion­nelle tout en conser­vant la cou­ver­ture sociale du sala­rié. C’est une solu­tion confor­table pour tes­ter son acti­vi­té et ses capa­ci­tés à entre­prendre.
Le por­tage sala­rial réunit un client, vous et la socié­té de por­tage. Cette der­nière encaisse les hono­raires et vous les reverse sous forme de salaire, après déduc­tion des charges sociales et d’une com­mis­sion pour frais de ges­tion. En contre­par­tie, elle prend en charge toutes les pro­cé­dures admi­nis­tra­tives rela­tives à la ges­tion des res­sources humaines. La socié­té cliente pro­fite juste de vos ser­vices et com­pé­tences en ne payant que de simples hono­raires.
Les prin­cipes de la coopé­ra­tive d’activités et d’emploi (CAE) sont simi­laires au por­tage sala­rial, excep­té quelques dif­fé­rences :
– légale : dans la CAE, les sala­riés sont éga­le­ment asso­ciés (ce qui les implique plus for­te­ment dans la ges­tion de l’entreprise) ;
– objec­tif et contrôle de l’activité des socié­tés : dans une CAE, un comi­té de pilo­tage doit être créé, qui com­prend les ser­vices de l’Etat, les direc­tions locales du tra­vail et Pôle Emploi ;
– pro­fils : la CAE réunit tous les pro­fils, y com­pris manuels (le por­tage regroupe sur­tout des cadres et pro­fes­sions intel­lec­tuelles).

De nom­breux sites inter­net vous aide­ront à réflé­chir au sta­tut qui sera le vôtre, sta­tut qui peut évo­luer avec le temps. La meilleure façon de ne pas vous trom­per est encore de faire appel à des spé­cia­listes, dont c’est le métier (Chambre de Commerce et d’Industrie, juriste, avo­cat…).

Écrivain public : béné­vole ?
Il y a un nombre impor­tant de béné­voles qui exercent l’activité d’écrivain public. À Plume & Buvard, nous œuvrons pour que cette acti­vi­té soit exer­cée de plus en plus par des pro­fes­sion­nels. En ce sens, qui dit pro­fes­sion­nel dit rému­né­ra­tion. D’où la néces­si­té de choi­sir un sta­tut.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.