Des cours, oui, mais pratiques

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La licence professionnelle « Conseil en écriture professionnelle et privée – Écrivain public » dispensée à la Sorbonne Nouvelle est très prenante. Pas question de poursuivre une quelconque activité professionnelle en parallèle, même à raison d’une journée par semaine. L’année est répartie en presque autant de cours (400 heures) que de stages (420 heures). À cela s’ajoutent un projet tuteuré (130 heures), un mémoire, des travaux collectifs et du travail personnel.

La licence est avant tout pro­fes­sion­nelle : l’objectif est de faire des étu­diants des écri­vains publics qui seront opé­ra­tion­nels dès le diplôme en poche. Dispensés par une majo­ri­té d’intervenants de ter­rain, les cours sont donc très orien­tés vers la pra­tique, la mise en situa­tion, les tra­vaux col­lec­tifs. « Ça tranche tota­le­ment avec l’expérience de la fac tra­di­tion­nelle, moi qui viens d’obtenir mon mas­ter, témoigne Matthieu, étu­diant en 2017–2018. Le conte­nu est un peu basé sur la théo­rie appli­cable, beau­coup sur la pra­tique, avec des profs connec­tés au réel. Je trouve ça très enri­chis­sant ; c’est ce que je recher­chais. » Hélène G. d’ajouter : « Les cours sont bien ciblés, au bout d’un mois je me rends compte qu’ils cor­res­pondent à mes attentes car ils offrent un bon équi­libre entre la théo­rie et la pra­tique. »

Les exa­mens, à la fin des deux semestres, portent sou­vent sur la com­pré­hen­sion du métier et sur des cas pra­tiques. La fiche édi­tée par l’université Sorbonne Nouvelle donne un aper­çu de la répar­ti­tion des cours. Les cours d’écriture ain­si que les cours juri­diques et sociaux sont majo­ri­taires.

Écriture

Techniques et ateliers d’écriture

  • décou­verte des « écri­tures du moi » ;
  • mise en pra­tique d’un récit de vie ;
  • tech­nique rédac­tion­nelle : article de presse, brève, revue de presse.

« Ce sont des cours où on peut se détendre, la confiance s’instaurant petit à petit. Je sens une vraie pro­gres­sion, cours après cours. Les inter­ve­nants entendent nos besoins. Les exer­cices sont amu­sants, l’ambiance est bonne, on vit des moments sym­pas, agréables. Ça fait du bien. »
Coline A.

Linguistique et rhétorique

Comprendre le poids des mots, la tour­nure des phrases, la construc­tion des textes… : c’est l’objectif de ces cours. Les étu­diants « tri­turent » les textes pour mieux en com­prendre la logique et la force. La lin­guis­tique étu­die le lan­gage sous ses aspects pho­no­lo­giques, syn­taxiques, lexi­caux et séman­tiques. La rhé­to­rique s’attache au dis­cours, à l’ensemble des règles et de pro­cé­dés consti­tuant l’art de bien par­ler, de l’éloquence.

Maîtrise de la langue

  • règles de conju­gai­son, d’orthographe, de syn­taxe, de ponc­tua­tion ;
  • syn­thèse et revue de presse.

Tous les étu­diants étant cen­sés avoir un bon niveau rédac­tion­nel, les cours sont des révi­sions qui balaient le champ très large de la langue fran­çaise.

Juridique et social

Objectif : bien com­prendre l’environnement de l’écrivain public, pour mieux gui­der les per­sonnes en per­ma­nence sociale et pour faire les bons choix en tant que pro­fes­sion­nel indé­pen­dant. Mais pas besoin de tro­quer son livre de che­vet favo­ri contre le Code pénal, il ne s’agit pas de connaître les lois par cœur !

  • Introduction au droit, droit civil et pénal : décou­verte des ins­ti­tu­tions judi­ciaires, régimes matri­mo­niaux, mariage, divorce, tutelle, droit d’auteur, domaine pénal…
  • Droit civil et social : droit des contrats, droit des étran­gers, droit du tra­vail ; les col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales, le lien avec les pro­fes­sions régle­men­tées, les mai­sons de la jus­tice et du droit, les asso­cia­tions, l’environnement admi­nis­tra­tif numé­rique.

Culture numérique

Ce cours a pour objec­tif d’aider les étu­diants à mieux com­prendre com­ment fonc­tionne leur ordi­na­teur pour opti­mi­ser son uti­li­sa­tion :

  • bureau­tique (trai­te­ment de texte, tableur, pré­sen­ta­tion assis­tée par ordi­na­teur, base de don­nées) ;
  • retouche d’image et mise en page ;
  • web ;
  • calen­drier et autres uti­li­taires.

« Ces séances péda­go­giques sont bien menées : cha­cun y trouve son compte, du débu­tant en infor­ma­tique à celui pour qui la sou­ris n’a plus de secret. Même les plus expé­ri­men­tés apprennent des choses, sou­vent très utiles pour un tra­vailleur indé­pen­dant qui a besoin de gagner en rapi­di­té. »
Sylvie M.

Intervention sociale

Le métier et les fonc­tions et attri­bu­tions de l’écrivain public, la fonc­tion de rédac­teur, le cour­rier admi­nis­tra­tif, le cour­riel, l’aide à la recherche d’emploi, les requêtes judi­ciaires, la fonc­tion d’information et d’orientation, la déon­to­lo­gie et l’éthique pro­fes­sion­nelle, les dif­fé­rents types de public, les struc­tures et les débou­chés, les par­te­naires sociaux et les réseaux pro­fes­sion­nels, la ges­tion des entre­tien, l’implication dis­tan­ciée, le trai­te­ment de dos­siers dif­fé­rés.

« C’est un cours pré­cis et très pra­tique. L’intervenante nous envoie ensuite tous les docu­ments qui nous ser­vi­ront lors des per­ma­nences. »
Matthieu P.

Psychologie sociale et sociologie

En psy­cho­lo­gie sociale, après quelques heures de théo­rie, les étu­diants expé­ri­mentent les tech­niques d’enquête, sur le ter­rain, pour éla­bo­rer par exemple des études de mar­ché sur le métier d’écrivain public. Ils découvrent éga­le­ment les tech­niques d’entretien.

En socio­lo­gie, ils cherchent à com­prendre l’importance du social sur les manières d’être et les façons de pen­ser des indi­vi­dus qui com­posent la socié­té.

« C’est très inté­res­sant à titre per­son­nel, j’ai appris plein de choses. Les sujets des tra­vaux col­lec­tifs à venir sont moti­vants. »
Sikanda D.

« Je ne com­prends pas tout à la psy­cho­lo­gie sociale, qui est une matière d’abord assez théo­rique. Mais ça me tire vers le haut ! Avec la pra­tique et les enquêtes, j’arriverai cer­tai­ne­ment mieux à com­prendre en quoi la psy­cho­lo­gie sociale peut nous ser­vir dans notre métier. »
Marie-​Véronique Z.

Conférences

Animées par des pro­fes­sion­nels exté­rieurs à la Licence de la Sorbonne Nouvelle, elles portent sur des thèmes variés, comme « Le métier de la cor­rec­tion », « Le sur­en­det­te­ment », « Formateur, les débou­chés pour les pro­fes­sion­nels de l’écrit », « Le métier d’assistante sociale », « L’illettrisme et la maî­trise de la langue poli­tique avec les migrants », « L’écriture web»…

Les cours sont très variés pour doter les étu­diants, futurs pro­fes­sion­nels, des com­pé­tences inhé­rentes à l’exercice du métier d’écrivain public. La licence est faite aus­si pour que cha­cun éla­bore son pro­jet pro­fes­sion­nel, même si en ce début d’année, pour Virginie B. comme pour d’autres, « Tout m’intéresse. À la fin de chaque cours, j’ai envie de me spé­cia­li­ser dans la matière !»

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