L’autobiographie : un soin d’un genre nouveau à l’hôpital Louis-​Pasteur, Chartres

L’autobiographie : un soin d’un genre nou­veau
Article paru dans La Pause des hos­pi­ta­liers (n° 62),
jour­nal interne du per­son­nel de l’Hôpital Louis-​Pasteur, Chartres
septembre-​octobre 2013

À l’hôpital Louis-​Pasteur de Chartres, les mala­des hos­pi­ta­li­sés en soins pal­lia­tifs dans le ser­vice d’oncologie-hématologie sont invi­tés à faire le récit de leur vie. Ces « soins auto­bio­gra­phi­ques » contri­buent au bien-​être des patients et com­plè­tent uti­le­ment le tra­vail de l’équipe soi­gnante.

Ce magni­fi­que pro­jet pro­fes­sion­nel, ini­tié en 2007 par Valéria Milewski, de l’association Passeur de mots Passeur d’histoires© illus­tre la dimen­sion pro­fon­dé­ment humaine du métier de l’écrivain public bio­gra­phe.
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Nombreux sont les médias qui ont salué le tra­vail de Valéria Milewski :

-Journal de 13 heu­res de France 2
– Le Magazine de la santé de France 5
Le Monde
– et, pour sus­ci­ter d’autres voca­tions de « plu­mes éthi­ques », l’Onisep.

Plume et Buvard tient à rap­pe­ler ici que l’une des qua­li­tés de l’écrivain public pro­fes­sion­nel, qui garan­tit son effi­ca­cité, est sa connais­sance des tex­tes, des envi­ron­ne­ments dans les­quels il inter­vient, des par­te­nai­res – et par exten­sion la connais­sance exacte des limi­tes de son inter­ven­tion. L’écrivain public ne doit pas inter­fé­rer avec les autres pro­fes­sion­nels, qui sont très vigi­lants à faire res­pec­ter leurs pré­ro­ga­ti­ves. Il doit se faire connaî­tre en tant que pro­fes­sion­nel com­pé­tent, et redi­ri­ger au besoin les usa­gers et/​ou les clients vers des pro­fes­sion­nels dont c’est le métier.

L’exercice de la bio­gra­phie n’est pas neu­tre. Un écri­vain bio­gra­phe peut faire émer­ger chez son client des émo­tions, tou­cher des points sen­si­bles et le conduire à une démar­che quasi thé­ra­peu­ti­que qu’il n’avait pas pré­vue. C’est la puis­sance des mots, le pou­voir thé­ra­peu­ti­que est réel. Aussi nous insis­tons sur la néces­sité d’une for­ma­tion préa­la­ble, notam­ment en psy­cho­pa­tho­lo­gie, voire une for­ma­tion de psy­cho­thé­ra­peute com­plète, pour qui veut se décla­rer « bio­gra­phe thé­ra­peute ».

Lire sur Plume et Buvard : Le rôle de l’écrivain public dans la construc­tion du récit de vie.

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